France Travail publie-t-il des missions pour freelances tech ? Ce que 3 556 offres nous ont appris
Nous lisons l'API officielle de France Travail chaque jour. Sur 3 556 offres en profession libérale, 117 concernent la tech : voici comment on les trouve, et ce qu'un freelance peut en attendre.
Par L'équipe FreelanceScope4 min de lecture
En bref
- France Travail ne publie pas de « missions freelance » : son API livre des offres d'emploi, dont une partie est déposée en profession libérale, c'est-à-dire pour un indépendant.
- Sur 45 jours, 3 556 offres en profession libérale ont été lues ; 117 portaient un signal tech net (développement, data, infrastructure, produit), soit une sur trente.
- Le code ROME ne suffit pas pour les trouver : depuis ROME 4.0, le développement a changé de rubrique et le filtre par code renvoyait presque rien. On lit donc le titre et la description de chaque offre.
- Au 8 septembre 2026, 98 offres France Travail sont ouvertes sur FreelanceScope, avec leur contenu intégral, la mention de la source et une vérification quotidienne de leur disparition.
Que contient l'API de France Travail ?
Des offres d'emploi, tous contrats confondus, déposées par les employeurs ou reprises de partenaires. Une partie d'entre elles est déposée en « profession libérale » : c'est là que se trouvent les employeurs qui cherchent explicitement un indépendant.
France Travail expose ses offres par une API officielle, sous une licence qui autorise la republication à condition de reprendre l'offre en entier, d'indiquer la source et la date de mise à jour, et de retirer ce qui a disparu. C'est dans ce cadre que FreelanceScope lit ces offres depuis le 7 septembre 2026 ; les détails sont sur la page sources.
Le catalogue est immense et, pour l'essentiel, sans rapport avec le freelance tech : CDI, CDD, intérim, alternance. Nous ne lisons qu'un seul type de contrat, la profession libérale (code « LIB » de l'API), c'est-à-dire un emploi non salarié. C'est le seul signal explicite, côté employeur, qu'un indépendant est attendu.
Combien d'offres, et combien concernent la tech ?
Sur une fenêtre de 45 jours mesurée le 7 septembre 2026 : 3 556 offres en profession libérale lues, 117 avec un signal tech, 60 retenues à la première passe.
| Étape | Offres | Part |
|---|---|---|
| Offres en profession libérale lues | 3 556 | 100 % |
| Offres à signal tech | 117 | 3,3 % |
| Offres retenues à la passe | 60 | plafond par passe |
| Offres publiées puis jugées hors périmètre | 0 | — |
Une offre sur trente, donc. Ce n'est pas un défaut de la source : France Travail n'est pas une place de marché freelance, c'est le service public de l'emploi. Ce qu'on y trouve, ce sont des entreprises, souvent hors des grandes plateformes, qui ont pris la peine de déposer une offre pour un indépendant.
Le plafond de 60 fiches par passe est une décision de prudence : chaque fiche retenue est relue avant publication (métier, compétences, lieu, TJM éventuel), et nous préférons une passe modeste et propre à un déversement. Les offres tech non retenues le sont à la passe suivante, la fenêtre de 45 jours laissant largement le temps.
Au 8 septembre 2026, le catalogue comptait 98 offres France Travail ouvertes. Vous pouvez les voir dans le catalogue des missions, chacune avec sa mention « Source : France Travail ».
Pourquoi le code ROME ne suffit pas à trouver les offres tech
Parce que ROME 4.0 a réorganisé les métiers du numérique : filtrer l'API par les anciens codes de développement renvoyait une poignée d'offres, alors que la lecture des descriptions en trouve plus d'une centaine.
Notre premier réflexe a été de filtrer par code ROME, le référentiel des métiers de France Travail. Résultat : presque rien. Le développement informatique a changé de rubrique avec ROME 4.0, et une partie des offres tech est déposée sous des codes qu'on n'aurait pas devinés (conseil, formation, gestion de projet).
Nous avons donc abandonné le code ROME comme filtre et lisons le titre et la description de chaque offre en profession libérale, à la recherche d'un signal tech : un métier du développement, de la donnée, de l'infrastructure ou du produit, une pile technique nommée. Les vacations d'enseignement sont écartées.
Deuxième piège, technique celui-là : l'API ne permet pas de paginer au-delà de 3 150 résultats par requête, et une fenêtre de 45 jours en contient davantage. Lue d'un bloc, elle perdait environ 400 offres. Elle est désormais lue par tranches de 15 jours, chacune sous le plafond.
- Lecture de toutes les offres en profession libérale de la fenêtre, par tranches de 15 jours.
- Évaluation du signal tech sur chaque offre avant tout plafond, pour ne pas retenir les 60 premières dans l'ordre de l'API.
- Publication des offres retenues avec leur contenu intégral, puis revérification quotidienne de chacune auprès de l'API.
Ce que ça change pour un freelance
Quelques offres par jour, venues d'employeurs qui ne passent pas par les plateformes freelance habituelles, avec la fiche complète et un lien direct vers l'offre d'origine.
Ces offres ont trois particularités. Elles émanent souvent d'entreprises et de collectivités absentes des plateformes de mise en relation. Elles sont déposées pour un indépendant, sans intermédiaire : la candidature se fait directement auprès de l'employeur. Et elles sont gratuites à consulter, ce que la licence garantit et que nous appliquons : aucune fonction payante de FreelanceScope ne conditionne l'accès à une offre.
Dans le catalogue, une offre France Travail est traitée comme les autres : même score de compatibilité avec votre profil, même fiche, même veille du matin. Seule la source change, et elle est toujours affichée.


