Données de marché
Baromètre des TJM freelance tech en France
Chaque TJM ci-dessous est la médiane du milieu de fourchette des missions freelance ouvertes DONT L'ANNONCE PUBLIE UN BUDGET. Les autres — la majorité du marché — reçoivent chez nous une fourchette estimée pour rester lisibles, et cette estimation n'entre dans aucun calcul de cette page. Le nombre d'annonces chiffrées est affiché à côté de chaque médiane, et un métier qui n'en compte pas assez affiche un tiret plutôt qu'un chiffre.
- Aucune estimation dans les calculs
- Effectif publié pour chaque métier
- Recalculé à chaque agrégation
Échantillon des médianes : 2393 missions au budget annoncé, sur 7387 ouvertes et 37 métiers chiffrés sur 45, relevées le .
Développement web
Développement mobile
DevOps & Cloud
Data & IA
Design produit
Produit & Agilité
Cybersécurité
QA & Tests
Jeu vidéo
Création audio & visuelle
Missions chiffrées : les annonces qui publient elles-mêmes un budget — les seules à entrer dans la médiane. Les autres restent visibles au catalogue avec une fourchette que nous estimons d'après leur séniorité, marquée comme telle, et cette estimation n'est comptée nulle part ici. Sous 5 annonces chiffrées, aucune médiane n'est publiée : un tiret remplace le chiffre. Notre méthodologie.
Comment lire ces TJM
Ce baromètre couvre 7 387 missions freelance distinctes, réparties sur 45 métiers du numérique, relevées le . 2 393 d'entre elles — 32 % — publient elles-mêmes un budget et relèvent d'un métier assez fourni pour qu'une médiane y soit calculée : ce sont les seules qui pèsent sur un chiffre de cette page. Les 4 994 autres restent consultables au catalogue sans entrer dans aucun calcul.
Chaque annonce chiffrée contribue par le milieu de la fourchette qu'elle publie. Nous en prenons la médiane — la valeur qui coupe l'échantillon en deux moitiés de même effectif — et jamais la moyenne : une poignée d'annonces très hautes déplace une moyenne, alors qu'elle ne déplace la médiane que d'un rang. Les pages métier ajoutent les quartiles : le premier est le TJM sous lequel se situe un quart des annonces chiffrées du métier, le troisième celui sous lequel se situent les trois quarts. Entre les deux vit la moitié centrale du marché, et c'est cette fourchette — pas le seul chiffre médian — qui sert à situer une proposition.
L'écart entre métiers est mesuré, jamais lissé — et seuls les métiers qui comptent au moins 20 annonces chiffrées servent à le borner : en dessous, une seule annonce mal rattachée à un métier suffirait à fabriquer l'extrême. Au même relevé, le mieux payé d'entre eux est pentester à 550 €/jour sur 283 annonces chiffrées ; le moins bien payé, QA engineer à 400 €/jour sur 127. Soit 150 €/jour d'amplitude, 38 % du bas vers le haut, sur 27 métiers assez fournis pour être cités, parmi 37 métiers chiffrés. Les 10 autres gardent leur médiane et leur effectif au tableau : ils sont publiés, ils ne servent simplement à désigner aucun extrême. Les 8 métiers qui affichent un tiret ne sont pas des métiers sans marché : leurs annonces ne publient simplement pas leur budget assez souvent pour qu'un chiffre y veuille dire quelque chose.
Une annonce qui ne publie pas son budget reçoit chez nous une fourchette estimée d'après la séniorité demandée, pour rester lisible au catalogue. Cette estimation est la nôtre : la laisser entrer dans la médiane reviendrait à publier la moyenne de nos propres suppositions sous l'étiquette « marché constaté » — un chiffre qui sert à négocier ne peut pas être fabriqué par celui qui le publie. Elle est donc écartée de tout calcul, et l'effectif affiché à côté de chaque médiane ne compte que les annonces réellement chiffrées.
Reste ce que ces montants ne disent pas. Un TJM est un prix de vente hors taxes pour une journée de prestation : il ne dit ni combien de jours vous vendrez dans l'année, ni ce que votre statut prélèvera en cotisations, ni ce que vos frais professionnels retiendront. Il ne dit pas non plus le prix signé — nous mesurons ce que les annonces affichent, pas ce qui se négocie ensuite, et nous ne connaissons pas l'écart entre les deux. Le périmètre, enfin, est le marché francophone des métiers du numérique : la France pour l'essentiel, plus une minorité de missions publiées en français hors de France — Belgique, Luxembourg et Suisse en tête — que nos sources diffusent dans les mêmes flux et que nous ne retirons pas des calculs. Ces chiffres ne se transposent à aucun autre marché.
Passer du TJM au revenu net
« Convertir un TJM en salaire net » est la question la plus posée à ces chiffres, et la formule est un abus de langage : un indépendant ne touche pas de salaire. Il facture un chiffre d'affaires hors taxes, dont il faut retrancher les cotisations de son statut et ses frais professionnels. Du brut facturé au net perçu, il n'existe donc aucun coefficient unique : le trajet dépend du statut choisi et du nombre de jours réellement vendus.

